LES RUES RUSSES A PARIS / РУССКИЕ УЛИЦЫ ПАРИЖА
En jetant parfois un bref regard sur le nom d’une rue , on se fait la remarque : “quel bizarre ou étrange nom elle porte... On l’oublie assez vite et on le cherche rarement dans le dictionnaire. Avec le temps on s’habitue à sa sonorité et le nom de la rue devient un nom comme les autres. A Paris, parmi tous ces noms, il y a beaucoup de noms russes... En marchant dans ces rues, après avoir lu ces quelques lignes, vous saurez un peu plus “où vous mettez les pieds.
Бросая иной раз взгляд на название улицы , мы говорим себе как странно она называется... Редко кто обращается к словарю и чаще всего мы его за-бываем. Со временем мы привыкаем к его звучанию и это название становится банально-обычным как другие. В Париже среди множества названий улиц есть много русских. Прогуливаясь по этим улицам вы теперь будете знать немного больше по какой истории мы шагаем .
LE PONT DE l’ALMA Ce pont a été inauguré par Napoléon III le 2 avril 1856. Il a été appelé ainsi en l’honneur de la victoire des troupes franco-britaniques sur les troupes russes sur le fleuve Alma en Crimée le 20 septembre 1854. LA PLACE DE l’ALMA Elle a été inaugurée le 2 mars 1858. Elle a reçu le nom d’Alma, car elle jouxte le pont de l’Alma. CITE DE l’ALMA
Passage privé. Appelé “Cité de l’Alma”, car il est limitrophe du pont st de la place de l’Alma. A été inauguré en 1859. L’Alma est une rivière longue de 83 km dans la région de la Crimée en Ukraine. Elle se jette dans le golf Kalmitski sur la Mer Noire. Pendant la guerre de Crimée de 1853-1856, une bataille y a eu lieu entre les russes et les troupes françaises, anglaises et turques débarquées à Eupatoria. les troupes russes (33 600 hommes et 96 canons) grâce à une tactique de contournement par le flanc et une suprématie dans l’armement et le nombre d’Alliés (55 000 hommes et 120 canons) se retirèrent vers Sébastopol après avoir subi une défaite. Les pertes des Russes furent de 5 700 hommes, celles des Allié de 4 300, dont 3 000 Anglais. QUAI d’AUSTERLITZ Ce quai a reçu le nom d’Austerlitz en 1832. Il fut construit au 18ème siècle. Il s’appelait autrefois le quai de l’Hôpital à cause de l’hôpital de la Salpêtrière situé juste à côté. RUE d’AUSTERLITZ Elle a été appelée rue d’Austerlitz en 1896 de par sa proximité avec le pont d’Austerlitz. Elle s’appelait jadis le passage d’Orient IMPASSE AUSTERLITZ Impasse qui commence à la rue Nicolas-Houël. PORTE D’AUSTERLITZ Située entre le pont d’Austerlitz et Bercy, elle a reçu son nom en 1905 à cause de sa proximité avec le pont d’Austerlitz. PONT d’AUSTERLITZ Inauguré le 5 mars 180, il porte son nom en l’honneur de la victoire de l’armée française commandée par Napoléon Ier sur les troupes austro-russes le 2 décembre 1805 près du village d’Austerlitz. La bataille d’Austerlitz en 1805 entre les troupes austro-russes et françaises a été décisive. Elle a eu lieu dans la région d’Austerlitz, aujourd’hui la ville de Slavkov qui se trouve en République tchèque. L’armée russe, commandée par le général M.I. Koutouzov comptait 86 000 hommes, dont 15 000 Autrichiens, l’armée de Napoléon 1er, 73 000 soldats. La bataille se solda par une défaite pour les Alliés qui, subissant de lourdes pertes, près de 27 000 morts, durent se retirer. Les Français, ayant perdu 12 000 soldats, montrèrent la suprématie de leur nouveau système militaire. Alexandre III fut obligé de reconnaître son erreur d’avoir accepté le plan de bataille du général autrichien F. Weiroter, ignorant l’avis du général M. Koutouzov. La défaite de la troisième coalition antifrançaise fut conclue par la signature de la paix de Presbourg en 1805. RUE BALANCHINE Les véritables nom et prénom de George Balanchine (1904-1983) sont Gueorgui Melitonovitch Balanchivadze. Il est né à Saint-Pétersbourg. Il était le fils du compositeur M.A. Balanchivadze. De 1914 à 1921, il a étudié à l’école de danse attachée au théâtre Mariinski. En 1924, il partit vivre à l’étranger. De 1925 à 1929, il fut le maître de ballet du groupe de S.P. Diaghilev “Les ballets russes”, fondé à Monte-Carlo. En 1933, il s’installa aux Etats-Unis, où il organisa l’”Ecole du ballet américain”, qui devint plus tard la troupe du “Ballet américain”, puis en 1948 le “New York City Ballet”. Il convient de noter ses mises en scène : “Le fils prodigue”, de Prokofiev en 1929, “Apollon musagète” de Stravinski en 1929 et ses balletsabstraits : “Concerto baroque” sur la musique de Bach en 1941, “ Ballet impérial” sur la musique de Tchaïkovski en 1941. RUE VOLGA Dans l’antiquité, la Volga, au Moyen-Age, Itil et Etel. Elle se trouve dans la partie européenne de la Russie. On la considère comme la plus grande rivière en Europe, d’une longueur de 3530 km et d’une superficie de 1360 mille km2. Elle prend sa source dans le plateau du Valdaï à 228 m de hauteur et se jette dans la mer Caspienne. Depuis le 8e siècle, la Volga joue un rôle important dans la route commerciale entre l’Orient et l’Occident. Aux 9-10e siècles, des villes telles que Itil, Bolgar, Novgorod, Rostov, Mourom commencent à jouer un rôle commercial. Au milieu du 16e siècle, Ivan IV le terrible soumet le khan de Kazan et d’Astrakhan et Réunit tout le système fluvial de la Volga au pouvoir de la Russie. Au 17e siècle, apparaissent les villes de Samara, Saratov, Tsaritsyne. En 1820, sur la Volga apparaît le premier paquebot. A partir de la fin de 1930, on commence à utiliser la Volga comme source d’énergie hydraulique. Pendant la grande guerre patriotique de 1941-1945 a eu lieu sur la Volga la plus importante bataille de Stalingrad en 1942-1943. PLACE DIAGHILEV La place a été appelée en l’honneur de l’éminent représentant de la culture russe, le fondateur des “Saisons russes” à Paris, Sergueï Pavlovitch Diaghilev (1872-1929). Elle a été inaugurée le 27 décembre 1965. Elle est située derrière l’Opéra Garnier. Sergueï Pavlovitch Diaghilev est né le 19 mars 1872 dans le gouvernement de Novgorod. Il est mort le 19 août 1929 à Venise. En 1896, il obtient son diplôme de droit à l’Université de Saint-Pétersbourg. Il étudie en même temps au conservatoire de Saint-Pétersbourg chez A. Rimski-Korsakov. Il est un des fondateurs du groupe “Le Monde de l’art”. A partir de 1905, S.P. Diaghilev organise des expositions artistiques : “ Exposition historico-artistique de portraits russes” à Saint-Pétersbourg, l’exposition d’ “Art russe” au salon d’Automne à Paris en 1906. A partir de 1907, il organise des spectacles annuels d’artistes russes dans ce qu’il appelle “ Les saisons russes” à l’étranger ; les “Concerts russes historiques” avec la participation de N.A. Rimski-Korsakov, S.V. Rakhmaninov, A.K. Glazounov, F.I. Chaliapine; la saison de l’Opéra russe en 1908 ; des spectacles d’opéra et de ballet en 1909. En 1911, il fonde à Monté-Carlo la troupe de ballet “Les ballets russes”. RUE EUPATORIA La rue d’Epatoria a reçu son nom en 1864 en l’honneur du débarquement des troupes franco-turques en Crimée en septembre 1854. De nos jours, Eupatoria est une ville en Crimée réputée comme station thermale de bains de boue et de balnéothérapie, essentiellement destinée aux enfants. Aux 6-5e siècle avant J.-C., c’ était une colonie grecque sous le nom de Kherkhinites. Aux 16-17e siècle, elle devint une forteresse turque et la ville de Gözleve : un centre d’un commerce d’esclaves. En 1784, après le rattachement de la Crimée à la Russie, elle fut rebaptisée Eupatoria. PASSAGE d’EUPATORIA Le Passage d’Eupatoria a reçu son nom en 1878, car il commence à partir de la rue d’Eupatoria. PLACE KANDINSKY La place est inaugurée le 10 novembre 1976 en l’honneur de l’un des fondateurs de l’art abstrait, le peintre Vassili Vasilievitch Kandinsky. Il est né en 1866 à Moscou et il meurt à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, en 1944. Il étudie en Allemagne, à Munich en 1897. En 1906-1907, il vit et travaille à Sèvres, aux environs de Paris. En 1914, il retourne en Russie. Il fonde le musée de la culture picturale à Pétrograd. A la fin de 1921, il revient en Allemagne, et en 1933, il s’installe en France. Seul le Centre national de Georges Pompidou conserve 98 de ses tableaux, don fait au musée par la veuve du peintre en 1976. Dans le Musée national d’art contemporain de Paris on peut voir : “Composition numéro 10” (1939); à Beaubourg : “Improvisation” (1909), “Improvisation 5” (1911), “Première aquarelle abstraite” (1913), “Avec un arc noir” (1923), “Jaune-rouge-bleu” (1925), etc. A la galerie Trétiakov : “Dames en crinolines” (1909), Improvisation numéro 7” (1910). “Le vague” (1917). RUE KRONSTADT
Elle a été nommée ainsi en l’honneur de la visite en 1891 du port russe de Kronstadt, situé sur l’île de Kotline dans la partie orientale du golfe de Finlande à 29 km de Saint-Pétersbourg par l’escadre française dirigée par l’amiral Gervais. Kronstadt a été initialement fondée par Pierre Ier comme forteresse de défense aux abords de Saint-Pétersbourg en 1703. Au 18e siècle, elle devient la base principale de la flotte balte de la Russie, repoussant à maintes reprises les tentatives de percée des forces maritimes ennemies dans la partie orientale du golfe de Finlande. En mai 1921, a lieu la révolte antisoviétique de Kronstadt. De 1941 à 1943, la flotte balte, basée à Kronstadt, est un des éléments les plus importants de la défense de Leningrad contre les agresseurs fascistes allemands. PLACE KRONSTADT Celle-ci a été officiellement inaugurée le 10 juin 1891. VILLA KRONSTADT Cette rue privée a reçu le nom de Villa Kronstadt en 1893. L’éloignement de la rue de Kronstadt (dans le 15° arrondissement) évoque le choix indépendant du nom. RUE CRIMEE La rue a reçu son nom en 1848. C’est précisement sur la presquîle de Crimée que se trouve la célèbre ville historique de Ialta, ou a eu lieu la rencontre entre Roosevelt, Churchill et Staline. Dans la rue de Crimée se trouve l’église Saint-Serge. La Crimée ou la presqu’île de Crimée, d’une superficie de 25,5 mille km2, est située dans la partie méridionale de l’Ukraine. Elle est baignée par deux mers,la mer Noire au sud et la mer d’Azov à l’est. Les premières traces de l’homme remontent à l’époque du paléolithe sous la forme de camps appelés Kiik-Koba et Staroselie, où ont été retrouvés des restes d’hommes de Néandertal. Au premier millénaire avant J.-C., en Crimée vivaient des Cimmériens, des Tauroi et des Scythes. Au 5e siècle avant J.-C., sur la presqu’île de Kertch, apparut l’état du Bosphore. Au 3e siècle avant J.-C., dans la steppe de Crimée, celui des Scythes. Dans la seconde moitié du 1er siècle avant J.-C., une partie du littoral était occupée par Rome, qui a maintenu son pouvoir à certains endroits jusqu’au 3e siècle. Aux 13-15e siècles, surgissent la principauté de Feodor et les centres commerciaux fortifiés des marchands de Gènes. A partir de 1475, la Crimée se trouve sous l’influence de la Turquie. A la fin du 17e siècle, la Russie commence la guerre turquo-russe pour obtenir une sortie sur la mer Noire. En 1783, la Crimée est rattachée à la Russie. Pendant la guerre de 1941-1945, elle est presque entièrement détruite. De nos jours, elle est devenue un important centre balnéaire. PASSAGE CRIMEE La proximité de la rue de Crimée a déterminé le nom du passage, inauguré le 1er février 1877. Le passage commence au numéro 219 de la rue de Crimée.
AVENUE MALAKOFF Le 24 août 1864, l’avenue Saint-Denis a été rebaptisée en avenue Malakoff. L’avenue a reçu ce nom en l’honneur de la prise par les troupes française du tertre de Malakoff le 8 septembre 1855. Cette victoire sur le bastion russe a provoqué la chute de la partie méridionale de la ville de Sébastopol. Le tumulus Malakoff est situé dans la partie haute, au sud-est, de la ville de Sébastopol. Pendant la campagne pour défendre Sébastopol en 1854-1855, il a joué un important rôle de défense de la ville. Il est devenu l’objectif principal de l’attaque des troupes françaises, le 6 juin et le 27 août 1855, dont elles se saisirent, surpassant en forces l’armée russe. Pendant le siège, les amiraux V.A. Kornilov et P.S. Nakhimov furent mortellement blessés, V.I. Istomine fut tué. Sur le tumulus Malakoff a été ouvert le musée-panorama “La défense de Sébastopol de 1854-1855”. l’IMPASSE MALAKOFF Elle a reçu son nom en 1854 de par sa proximité avec l’avenue Malakoff. C’est une impasse privée qui commence au numéro 30 de l’avenue Raymond Poincaré. Elle porte son nom à cause de sa proximité avec l’avenue Malakoff. RUE MOSCOU Nom donné en 1867 en l’honneur de la capitale de l’état russe. La première mention sur Moscou apparut dans une chronique de 1147. Moscou (Moskov) était mentionnée en tant que possession de Iouri Dolgorouki, prince de Souzdal. La construction de la première grande forteresse date de 1156. Au 14e siècle, Moscou prend l’apparence du centre de la grande Principauté. Au 15e siècle, sous le règne du Grand prince Ivan III Vasilievitch, Moscou devient la capitale de la Russie. Du 16e au 17e siècle, Moscou s’entoure de trois ouvrages défensifs circulaires. Au 17e siècle, Moscou devient le centre du marché de toute la Russie, et au 18e siècle, se forment les bases de l’administration municipale. En 1812, près de Moscou, a lieu la bataille de Borodino, prédisant l’effondrement des “flans russes” de Napoléon. Entré à Moscou, Napoléon y séjourna 39 jours. En se retirant, il ordonna de faire sauter le Kremlin de Moscou, mais devant la menace d’être encerclés, ce plan ne se réalisa pas. Le 1er novembre 1851, une ligne de chemin de fer est inaugurée entre Saint-Pétersbourg et Moscou. En 1867, l’éclairage au gaz apparut dans les rues. Le 3 novembre 1917, le pouvoir soviétique fut instauré à Moscou. Dans les années 1980, Moscou devient le centre de la Perestroïka, conduisant la Russie vers le début des changements démocratiques. Moscou occupe aujourd’hui une superficie de 878,2 km2 jusqu’au périphérique avec une population de 9 millions d’habitants en 1997. LE PASSAGE MOSCOVA (Cité de la Moskowa) Il a reçu son nom le 1er février 1877 en l’honneur de la bataille franco-russe du 7 septembre 1812 sur la Moscova, appelé bataille de Borodino. En France, cette bataille porte le nom de “bataille sur la rivière Moscova”. CITE MOSCOVA-1
La rivière Moskova coule dans les régions de Moscou et de Smolensk. Sa longueur est de 502 km, sa superficie de 17 600 km2. Elle prend sa source dans les collines de Moscou. Elle gèle en novembre et décembre. Elle se libère des glaces à la fin du mois de mars. Ses eaux sont essentiellement utilisées comme source d’approvisionnement en eau de Moscou.
CITE MOSCOVA-2 La bataille de Borodino entre l’armée russe commandée par M. Koutouzov et l’armée française de Napoléon Ier dans la région du village de Borodino, à 124 km à l’ouest de Moscou a eu lieu le 7 septembre 1812. Les forces des deux armées étaient à peu près égales, cependant leur formation professionnelle représentait une différence substantielle. L’armée française était composée de soldats de carrière, l’armée russe comptait 21 000 soldats non instruits et mal équipés. Les batailles commencèrent à 5 h 30 du matin par une attaque des troupes françaises à travers la rivière Kolotcha vers Borodino qui se prolongea toute la journée. Vers 18 heures, Napoléon occupa les fortifications russes, mais dans la nuit il ramena ses troupes vers les positions de départ. Koutouzov prit la décision de reculer vers Moscou et de ménager ses forces pour l’affrontement suivant, et abandonna par la suite définitivement Moscou. Le 14 septembre 1812, Napoléon entra dans Moscou et y resta 39 jours. En se retirant de Moscou le 23 octobre, Napoléon ordonna au maréchal Mortier de faire sauter le Kremlin, mais devant la menace d’être encerclés, il renonça à cette idée. Les pertes du côté français s’élevèrent à 58 000 hommes (30 000 selon les données françaises) et 44 000 du côté de l’armée russe. Par la suite, Napoléon écrit : “De toutes mes batailles, la plus terrible a été celle que j’ai livrée près de Moscou. Les Français s’y sont révélés dignes d’obtenir la victoire, et les Russes y ont acquis le droit d’être invincibles. RUE MOUSSORGSKI Modeste Petrovitch Moussorgski est né le 9 mars 1839 dans le village de Karevo, maintenant la région de Toropetski dans le gouvernement de Kalinine. Il est mort à Saint-Pétersbourg le 16 mars 1881. Compositeur russe, il participa au groupement artistique “Le groupe des cinq.” Il Commença à faire de la musique avec sa mère. En 1856, il fit la connaissance d’A.S. Dargomijski, V.V. Stassov et M.A. Balakirev qui ont influencèrent sérieusement son développement musical ultérieur. De 1863-1866, il travailla à l’opéra “Salammbô”, d’après le roman de G. Flaubert. En 1869, apparut la première rédaction de son opéra d’après la tragédie d’A.S. Pouchkine “Boris Godounov”. Dans les années 1870, il travailla à son grandiose monument musical “La Khovantchina”. De 1874-1880, il travailla à l’opéra-comique “La foire de Sorotchinsky”. En 1874, il créa les cycles vocaux “Sans soleil”; en 1875-1877, “Chants et danses de la mort”; la suite pour piano “Tableaux d’une exposition” en 1874. Il mourut dans la pauvreté à l’hôpital militaire Saint-Nicolas. Après sa mort, “La Khovanchtchina” inachevée de Moussorgski fut terminée par Rimski-Korsakov, et en 1896 une nouvelle rédaction de “Boris Godounov” fut réalisée. A.K. Liadov et T.A. Cui travaillèrent la nouvelle version de « La foire de Sorotchinsky ». En 1959, D.D. Chostakovitch composa sa propre version de “Boris Godounov” et de “La Khovanchtchina”. RUE NAVARIN Depuis le 7 octobre 1991, la rue de Navarin a été appelée ainsi en l’honneur de la victoire de l’escadre franco-anglo-russe sur la flotte turco-égyptienne dans la baie de Navra le 20 octobre 1827. La bataille de Navarin a eu lieu le 8 octobre 1827 dans la rade de Navarin, sur le littoral sud-ouest de la presquîle du Péloponnèse, entre la flotte turco-égyptienne et la flotte alliée de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie pendant la révolution de la libération nationale de la Grèce en 1821-1829. Le refus de la Turquie, selon la convention de Londres de 1827, de donner son autonomie à la Grèce a été la cause du conflit. Au bout de 4 heures, la flotte turco-égyptienne fut démantelée avec la perte de 7 000 hommes contre 800 hommes chez les alliés. Cette victoire présageait une issue heureuse pour la Russie dans la guerre turco-russe de 1828-1829. RUE NEVA Depuis 1880, la rue de la Néva porte le nom de la rivière russe Néva. Rivière longue de 74 km., celle-ci prend sa source dans le lac Ladoga et se jette dans le golfe de Finlande. Les vents d’ouest et du Sud-Ouest, chassant les eaux dans le golfe de Finlande et les terres basses de la Neva, provoquent parfois des inondations dans Saint-Pétersbourg. L’une d’elles en 1824, a été décrite par A.S. Pouchkine dans “Le cavalier d’airain”. RUE NIJINSKI L’allée (de Nijinski) porte le nom du célèbre danseur et chorégraphe russe Vatslav Nijinski depuis le 7 juin 1990. Vatslav Fomitch Nijinski est né à Kiev en 1889 et mort en 1950 à Londres. Après avoir fait ses études à l’école théâtrale de Saint-Pétersbourg, il entre comme soliste au théâtre Mariinski, où il travaille jusqu’en 1911. A partir de 1909, il est maître de ballet dans la troupe de S.P. Diaghilev “Les saisons russes”. Comme metteur en scène, il a monté à Paris “L’après-midi d’un faune” de Debussy en 1912, “Le sacre du printemps” de Stravinski et “Jeux” de Debussy en 1913, “Till Eulenspiegel” de Strauss à New York en 1916. Il est enterré à Paris au cimetière de Montmartre, après que ses cendres aient été transférées par Serge Lifar de Londres à Paris. RUE NORMANDIE-NIEMEN La place de l’Escadrille Normandie-Niémen a reçu son nom en l’honneur de l’escadrille Normandie-Niémen qui s’est battue en Russie pendant la deuxième guerre mondiale, en 1990. L’escadrille française Normandie-Niémen a combattu parmi les 303 divisions d’avions de l’Armée rouge sur le front Soviéto-allemand pendant la seconde guerre mondiale. L’histoire de l’escadrille débute à son arrivée en Union Soviétique le 28 novembre 1942. A partir de mars 1943, l’escadrille commence à participer à des actions de combat et à partir du 5 juillet 1943, elle s’agrandit en régiment. De 1943 à 1945, les aviateurs français ont exécuté près de 5 000 vols de combat, ont participé à 869 combats aériens, ont abattu 273 avions allemands et en ont endommagé 80. RUE ODESSA La rue a reçu son nom le 27 avril 1881 en relation avec l’attaque avortée de l’escadre anglo-française de la ville d’Odessa le 22 avril 1854. ALLEE DES REFUSNIKS La sympathie et la solidarité de la France à l’égard des citoyens soviétiques, que l’état soviétique refusait de laisser partir à l’étranger s’est manifestée en inaugurant l’allée des Refusniks le 16 juin 1986. AVENUE DE PETERHOV En 1898, cette courte avenue privée a pris le nom d’un célèbre port russe de la Baltique, grâce à la résidence des empreurs russes qui s’y trouvait autrefois. RUE DE SAINT-PETERSBOURG Depuis 1826, la rue de Saint-Pétersbourg a changé plusieurs fois de nom : Petrograd, Leningrad et enfin le 28 novembre 1991, on lui a restitué son nom initial de Saint-Pétersbourg, capitale de l’Empire russe de 1732 à 1918. RUE SERGE PROKOFIEV Depuis le 3 février 1988, la rue porte le nom du célèbre compositeur, chef d’orchestre et pianiste russe Sergueï Sergueevitch Prokofiev (1891-1953). RUE PIERRE LE GRAND La rue porte le nom du tsar russe Pierre le Grand, depuis le 30 août 1884. JARDIN RACHMANINOV En 1991, le jardin a reçu le nom du célèbre compositeur, chef d’orchestre et pianiste russe Sergueï Vasilievitch Rachmaninov. ALLEE RIMSKI-KORSAKOV Depuis le 15 novembre 1991, l’allée porte le nom du célèbre compositeur russe Nikolaï Andreevitch Rimski-Korsakov (1844-1908). Elle se trouve dans le voisinage des rues Tchaïkovski et Moussorgski. BOULEVARD DE SEBASTOPOL Depuis le 25 septembre 1855, le boulevard porte le nom du célèbre port situé sur la presqu’îl de Crimée, en l’honneur de la prise de la base navale militaire de Sébastopol par les troupes anglo-françaises le 8 septembre 1855. PLACE DE LA BATAILLE DE STALINGRAD Depuis le 26 novembre 1993, la place porte le nom de la bataille de Stalingrad en l’honneur de la victoire décisive des troupes soviétiques sur l’armée fasciste allemande pendant la deuxième guerre mondiale. PLACE IGOR STRAVINSKI La place porte le nom de l’éminent compositeur russe Igor Fedorovitch Stravinski (1882-1971) depuis le 21 novembre 1979. En 1983, on a installé sur la place une fantaine appelée “La Sacre du printemps” en mémoire de I. F. Stravinski. RUE DE TILSITT Le 2 mais 1864, la rue a été inaugurée en l’honneur du traité de paix signé le 7 juin 1807 entre la France, la Prusse et la Russie dans la ville de Tilsitt, située dans la région de Kaliningrad. SQUARE TOLSTOÏ Le 14 août 1934, le square a été appelé du nom du grand écrivain russe Lev Nikolaevitch Tolstoî (1828-1910), auteur des romans “Guerre et paix” et “Résurection”. RUE DE TRACTIR La rue a reçu son nom en l’honneur de la victoire de l’armée française sur les troupes russes dans la région de Sebastopol près du pont appelé “Traktir” sur la rivière Tchernaîa le 16 août 1855. AVENUE FRANCO-RUSSE L’avenue a reçu son nom en 1911 en l’honneur de la société franco-russe qui s’y trouvait à ce moment-là. AVENUE DE FRIEDLAND Elle a reçu son nom en signe de la victoire de l’armée française dirigée par Napoléon Ier sur les troupes russes le 14 juin 1807 près de la ville de Friedland, baptisée aujourd’hui Pravdivsk, située dans la région de Kaliningrad. RUE TCHAÏKOVSKI La rue porte le nom du grand compositeur russe Petr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) depuis le 15 novembre 1991. RUE ZADKIN Depuis le 14 janvier 1994, la rue porte le nom du sculpteur dessinateur et graveur russe Ossip Zadkine (1890-1967). ALLEE MARC CHAGALL Depuis le 14 février 1992, l’allée porte le nom du célèbre peintre russe Mark Zakharovitch Chagall (1887-1985). AVENUE d’EYLAU L’avenue a été nommée ainsi en l’honneur de la victoire française de l’armée de Napoléon Ier sur les troupes prusso-russe le 7 et 8 février 1807, près de la ville d’Eylau en Prusse (maintenant la ville de Bagrationovsk, située dans la région de Kaliningrad). VILLA d’EYLOU Impasse privée qui commence au numéro 44 de l’avenue Victor Hugo. Elle a reçu son nom à cause de sa proximité avec l’avenue d’Eylau. AVENUE SAINT-HONORE-d’EYLAU Cette impasse privée a été appelée ainsi car elle est proche de l’église Saint-Honoré-d’Eylau. Cette église a été érigée en l’honneur de la victoire des troupes françaises de Napoléon Ier sur les troupes prusso-russes en 1807, près de la ville d’Eylau (aujourd’hui la ville de Bagrationovsk, située dans la région de Kaliningrad). PONT ALEXANDRE III Le pont a été construit de 1896 à 1900 sous la direction d’Alfred Picard, commissaire général de l’Exposition universelle de 1900. Le projet a été réalisé par Jean Résal et Amédée Alby. Sa longueur est de 40 m. Il est éclairé par 28 candélabres. Il est considéré comme l’un des plus beaux ponts de Paris, s’harmonisant merveilleusement avec l’ensemble architectural du Grand et du Petit Palais.
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